Touchant environ 10% de la population française, le syndrome des jambes sans repos est un véritable fardeau pour les dormeurs qui y sont sujets. Se manifestant par un besoin impérieux de bouger les membres inférieurs découlant de désagréables sensations dans ces derniers, le syndrome des jambes sans repos, communément appelé “impatiences” est particulièrement invalidant pour les sujets. Ce syndrome est par ailleurs susceptible de nuire gravement à la qualité de vie des personnes concernées, d’où l’importance de ne pas négliger certains symptômes pour limiter son influence sur votre sommeil et par extension ses répercussions sur vos humeurs, votre productivité ou encore votre motivation. Alors, si vous souffrez de la maladie de Willis-Ekbom, cet article est là pour vous aider ! On vous en dit plus !
À RETENIR
- Le syndrôme des jambes sans repos se manifeste principalement pendant des phases de repos en soirée ou durant la nuit par une incontrôlable envie de bouger les jambes.
- Plus d’un cas sur deux de SJSR est lié à une prédisposition génétique. D’autres causes existent comme une carence en fer ou une insuffisance rénale.
- Bien qu’il n’existe pas de remède pour guérir de ce syndrôme, des solutions existent toutefois pour réguler ses implications sur votre vie quotidienne.
Syndrome des jambes sans repos : définition et symptômes !
Trouble neurologique notoire, le syndrome des jambes sans repos, parfois appelée maladie de Willis-Ekbom se caractérise par des sensations désagréables dans les jambes comme des picotements, des fourmillements ou encore des tiraillements conduisant à un besoin irrépressible de bouger les membres inférieurs.
Se manifestant essentiellement lorsque le corps est au repos, c’est-à-dire en soirée ou la nuit, et peuvent être soulagés temporairement grâce au mouvement. C’est ici tout le paradoxe de ce syndrome, le mouvement est à la fois une clé pour remédier momentanément aux gênes inhérentes aux syndrômes, mais également un des symptômes de cette pathologie lorsque le besoin de bouger est irrésistible et récurrent.
Quelles sont les causes du syndrome des jambes sans repos ?
On dénombre une variété de facteurs pouvant expliquer l’apparition de ce syndrome. La cause la plus courante est indéniablement l’origine idiopathique (génétique). En effet, le SJSR (syndrome des jambes sans sommeil) est dans 40 à 60% des cas recensés liés à une prédisposition génétique, sans autre cause identifiable.
Une carence en fer peut également déclencher le SJSR. En effet, une déficience en fer, même sans anémie, est susceptible d’altérer la fonction dopaminergique (régulateur des fonctions essentiels comme le plaisir ou la motivation) du cerveau.
💡 Le saviez-vous ?
La grossesse est un facteur de risque de développement du SJSR c’est-à-dire que les femmes enceintes sont davantage sujettes à cette condition. Il survient principalement au cours du 3ème trimestre, souvent de façon transitoire et disparaît généralement après l’accouchement.
Par ailleurs, les personnes souffrant d’une insuffisance rénale chronique sont davantage à risque de développer un SJSR, selon toute vraisemblable en lien avec des déséquilibres métaboliques et des carences (fer, magnésium, etc.).
Enfin, certains médicaments comme les antidépresseurs, antihistaminiques, neuroleptiques ou certains anti-nauséeux peuvent déclencher ou aggraver les symptômes.
Comment lutter contre les impatiences nocturnes ? Peut-on en guérir ?
Si vous souffrez de SJSR, vous vous posez sans doute et à juste titre une question fondamentale, les impatiences nocturnes peuvent-elles disparaître ? Trêve de suspens, malheureusement non… Toutefois, certains ajustements dans votre hygiène de vie et des solutions médicamenteuses existent pour vous permettre de retrouver des nuits sans perturbation en diminuant l’intensité des manifestations de cette pathologie voire les dissiper sur des périodes plus ou moins prolongées.
Ces impatiences nocturnes ne sont donc pas une fatalité pour la qualité de votre sommeil et par extension de votre récupération physique et mentale. En combinant hygiène de vie adaptée et traitement médicamenteux, vous limiterez les répercussions de cette condition sur votre qualité de vie ! Optimisme et résilience sont de rigueur dans ces circonstances !
Quels sont les traitements médicaux contre le SVJR ?
🚀 Conseil d'expert
Si le SVJR auquel vous êtes confronté nuit trop gravement à votre quotidien (fatigue persistante, somnolence diurne), nous vous recommandons de consulter votre médecin généraliste afin de procéder à un examen de votre état physique et d’écarter les risques de pathologies sous-jacentes. Un renvoi vers un confrère hypniatre (expert du sommeil) ou la prescription de médicaments pour faire face aux perturbations nocturnes liées au syndrôme pourront être envisagées.
Si votre médecin aboutit à la conclusion qu’un traitement médical est nécessaire pour enrayer le syndrôme, même passagèrement, il y a fort à parier qu’un des médicaments suivants vous soit prescrit :
- des benzodiazépines hypnotiques pour les troubles du sommeil ;
- des antalgiques et opioïdes pour la douleur ;
- des agonistes dopaminergiques comme le ropinirole pour atténuer les mouvements nocturnes.
Quelques conseils pour optimiser son hygiène de vie !
- Limitez votre consommation de substances excitantes dans la journée et bannissez-les purement et simplement de vos habitudes de consommation en soirée, surtout dans les 2 heures qui précèdent votre coucher. Café, chocolat, alcool et cigarettes sont donc à consommer avec une extrême modération lorsque vous êtes touché par le SJSR.
- Pratiquez une activité physique et sportive régulière. De la marche, de la course à pied, un sport collectif pratiqué à raison de 3 à 4 fois par semaine vous permet de vous maintenir en bonne forme physique et ainsi de favoriser la régulation par votre corps de vos cycles éveil/sommeil.
- Respectez des horaires de coucher/lever fixes que vous définissez en fonction de vos contraintes personnelles et des recommandations du monde médicale relatives au temps de sommeil c’est-à-dire entre 8 et 9h de sommeil par nuit pour un adulte.
- Enfin, constituez-vous un véritable cocon répondant aux 3 critères primordiaux pour un endormissement rapide : obscurité, calme et température douce (18 et 20°). Nous ajouterons à cette liste de critère, une bonne literie (matelas + sommier), compte tenu du rôle prépondérant qu’elle joue dans votre récupération.



