En France, près de 1 français sur 2 déclare souffrir d’un trouble du sommeil. Ces troubles du sommeil se manifestent sous diverses formes (insomnies, troubles du rythme circadien ou encore narcolepsie) et affectent la qualité de vie des personnes concernées. L’omniprésence de sources de stimulations de l’activité cérébrale comme les écrans inhibant la production de mélatonine altère la faculté du corps à se relâcher et repousse immanquablement l’endormissement, susceptible d'entraîner un dérèglement de l’horloge biologique affectant votre humeur, votre productivité ou encore votre mémoire. Alors, si vous suspectez une atteinte à un trouble du sommeil ou que vous cherchez simplement à vous renseigner à leur sujet, cet article est fait pour vous ! On vous en dit plus !
À RETENIR
- Les troubles du sommeil se divisent en 2 grandes catégories : les troubles dysomniques et les troubles parasomniques.
- Les troubles du sommeil peuvent se manifester de diverses façons, par l’intermédiaire de difficultés d’endormissement, de somnolences diurnes ou encore une sensation de fatigue intense.
- Pour combattre un trouble du sommeil, il est particulièrement recommandé d’adapter son hygiène de vie en se fixant des heures de coucher et de lever fixes ou limiter les écrans en soirée.
Quels sont les causes des troubles du sommeil ?
On recense une variété de causes responsables du développement des troubles du sommeil. D’abord, le stress et l'anxiété sont l’une des causes les plus fréquentes d’insomnie, en particulier les tracas professionnels, familiaux ou financiers.
Ensuite, l’exposition aux écrans avant le coucher (télévision, smartphone ou ordinateur) est reconnue facteur de risque d'apparition de troubles du sommeil puisqu’elle compromet la production de mélatonine, l’hormone du sommeil dont la libération dans le corps est requise pour déclencher le ralentissement de l’activité cérébrale crucial pour permettre un endormissement rapide.
La consommation de substances stimulantes est également impliquée dans le développement des troubles du sommeil. Consommée à l’excès ou en soirée, les produits contenant de la caféine ou de la nicotine et l’alcool ou certains médicaments peuvent allonger l’endormissement sous l’effet de l’excitation qu’elle provoque, et/ou fragmenter le sommeil, une fois les bras de morphée atteint.
Les troubles médicaux préexistants et mettant en péril la récupération comme l’apnée du sommeil, les reflux gastriques ou encore certains troubles neurologiques chez certaines personnes, les rendent plus à risque de développer un trouble du sommeil.
Enfin, les individus travaillant de nuit sont également plus vulnérables aux troubles du rythme veille/sommeil, en raison du dérèglement de l’horloge biologique que peut provoquer ces conditions de travail.
Quels sont les types de troubles du sommeil ?
Les troubles du sommeil se décomposent en 2 grandes catégories : les troubles dits “dysomniques” et les troubles dits “parasomniques”.
💡 Le saviez-vous ?
Les troubles du sommeil qualifient l’ensemble des perturbations compromettant la qualité, affectant la durée ou troublant le déroulement normal de la nuit de sommeil. Ces troubles se traduisent par des difficultés d’endormissement, des réveils fréquents, un sommeil non-réparateur ou des comportements anormaux au cours de la nuit. Enfin, ces troubles peuvent mettre en péril la santé physique, mentale et avoir de lourdes répercussions sur la qualité de vie.
À quoi correspondent les troubles “dysomniques” ?
Les dysomnies sont des troubles qui se rapportent à la qualité, la quantité et/ou au rythme du sommeil. Ces troubles dysomnique se caractérisent par des insomnies, l’hypersomnie, et les troubles du rythme circadien.
Ces troubles ont une incidence directe sur la capacité du sujet à s’endormir et/ou à rester éveillé en journée. Il n’est pas rare d’observer chez les sujets, des somnolences diurnes.
À quoi correspondent les troubles “parasomniques” ?
Les parasomnies quant à eux correspondent à des comportement anormaux se manifestant durant le sommeil ou au réveil. Ces troubles parasomniques incluent le somnambulisme, les terreurs nocturnes et les cauchemars récurrents.
À l’image des dysomnies, ces troubles nuisent à la qualité du sommeil sans nécessairement affecter sa durée ou son rythme.
Quels sont les symptômes des troubles du sommeil ?
Quels sont les symptômes des troubles dysomniques ?
On recense une multitude de manifestations attribuées aux troubles du sommeil. Chaque trouble comporte des symptômes propres, il va donc de soi par souci de concision que nous énumérerons pas l’ensemble des phénomènes liés à ces troubles. Voici néanmoins une liste non-exhaustive des signes de troubles dysomniques du sommeil :
- Difficulté d’endormissement : délai d’endormissement allongé, repoussant l’heure d’endormissement effectif et raccourcissant le temps de sommeil.
- Réveils nocturnes fréquents : fragmentation du sommeil nuisant à la récupération occasionnant de la fatigue en journée.
- Sommeil non réparateur : sensation de fatigue dès le réveil, même après une nuit complète sans interruption et/ou perturbation.
- Somnolence diurne excessive : besoin incontrôlable de dormir en journée et baisse de la vigilance.
Quels sont les symptômes des troubles parasomniques ?
À l’instar des troubles dysomniques, les parasomnies sont protéiformes, c’est-à-dire qu’elles nous apparaissent sous une abondance de formes. Ces phénomènes peuvent certes survenir dans le cas d’une atteinte à un trouble de sommeil, mais également dans le cas d’autres pathologies sous-jacentes comme la dépression.
- Insomnie chronique : difficultés à s’endormir ou à rester endormi, plusieurs fois par semaine.
- Réveil trop matinal : réveil prématuré involontaire avec incapacité à se rendormir.
- Somnolence diurne excessive : vous manquez par moment d’énergie au cours de la journée et êtes saisi d’une irrépressible envie de dormir vous contraignant d’interrompre vos activités aux profits d’une sieste.
- Endormissement incontrôlé : vous êtes sujet à des endormissements involontaires durant des activités calmes/ peu intenses (lecture, conduite), comme dans la narcolepsie.
Quels sont les traitements indiqués pour lutter contre les troubles du sommeil ?
Nous vous recommandons d’abord, de modifier plus ou moins drastiquement votre hygiène de vie selon son état actuel. En effet, souvent négligé à tort, votre hygiène de vie, dont votre guérison dépend partiellement, doit impérativement être optimisée afin de neutraliser l’impact des troubles du sommeil sur votre qualité de vie. Il est évident qu’un mode de vie dissolu est absolument incompatible avec vos aspirations de vaincre ces troubles.
Ces ajustements de votre hygiène de vie, impliquent de respecter des horaires de coucher et de lever fixe afin de favoriser la régulation des cycles veille/sommeil, de limiter voire bannir la consommation d’écrans dans les 2 heures qui précèdent le coucher et de vous créer un environnement propice à la relaxation et au sommeil c’est-à-dire répondant à 3 critères essentiels pour un endormissement rapide : calme, obscurité, température agréable.
Pour en savoir plus, consultez notre article : Quelle température de chambre choisir pour un sommeil de qualité ?
Il peut être également judicieux de recourir à des thérapies comportementales et cognitives reconnues pour leur efficacité dans le traitement des insomnies chroniques. Ces thérapies visent à aider les sujets à modifier leurs pensées (stress, angoisses, peurs irrationnelles…) et comportements à l’origine des troubles du sommeil.
Par ailleurs, la prise de médicaments comme des hypnotiques, des somnifères, des antidépresseurs ou encore des anxiolytiques peut être salutaire dans certains cas. Nous vous recommandons de vous rapprocher de votre médecin traitant afin que celui-ci vous examine et détermine les causes de vos troubles du sommeil afin de vous prescrire un traitement adéquat et d’écarter toutes les causes sous-jacentes.
Enfin, certains troubles comme l’apnée du sommeil requièrent le recours à un traitement spécifique, en l’occurrence l’utilisation d’un dispositif de pression positive continue qui régule la respiration du dormeur.



