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Narcolepsie : définition, causes et traitement !
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6 min de lecture

Narcolepsie : définition, causes et traitement !

Mello
Mello Expert Literie Mello

S’inscrivant dans le vaste spectre des troubles du sommeil, la narcolepsie est plus précisément un trouble neurologique du sommeil chronique qui affecte considérablement le fonctionnement des cycles veille/sommeil. Ce trouble peut se déclarer à tout âge, mais apparaît généralement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Les somnolences diurnes qu’elle provoque peuvent s’avérer incommodantes voire handicapantes selon leur degré d’intensité. Outre la fatigue résultant de ce trouble, la narcolepsie nuit à la vie sociale, émotionnelle et professionnelle des personnes atteintes. Alors si vous souffrez de narcolepsie et que vous êtes en quête de solution pour limiter son influence sur votre bien-être physique et mental, cet article est fait pour vous ! On vous en dit plus !

À RETENIR

  • La narcolepsie est un trouble neurologique qui se caractérise par une somnolence excessive en journée résultant d’un dysfonctionnement de la régulation du sommeil paradoxal. 
  • Les causes de la narcolepsie sont à ce jour encore obscures, bien que les scientifiques penchent sur des causes génétiques et auto-immunes. 
  • La narcolepsie nécessite une prise en charge médicale et la prise d’un traitement pour que ses effets sur votre vie quotidienne ne s’avèrent pas handicapants. 

Narcolepsie : c’est quoi ? 

La narcolepsie est un trouble neurologique du sommeil qui se caractérise par une somnolence excessive pendant la journée. Les personnes atteintes sont susceptibles de brusquement s’endormir, même en pleine activité. 

Par ailleurs, la narcolepsie peut dans certains cas s’accompagner de cataplexie qui désigne une perte soudaine et momentanée du tonus musculaire déclenchée par une forte émotion. 

Enfin, la narcolepsie est le résultat d’un dysfonctionnement de la régulation du sommeil paradoxal, corrélé à un déficit en hypocrétine. 

💡  Le saviez-vous ?

L’hypocrétine, également appelée orexine, est une substance chimique produite par le cerveau jouant un rôle déterminant dans la régulation de l’éveil, de la vigilance et du cycle sommeil/veille. Les personnes atteintes de narcolepsie de type 1 (forme la plus sévère de ce trouble), souffre d’une forte diminution voire d’une cessation de la production de cette substance, entraînant des difficultés à rester éveillé et des épisodes de sommeil incontrôlés. 

Quelles sont les principales causes de la narcolepsie ? 

Bien que les origines exactes de la narcolepsie demeurent encore floues, 2 causes hypothétiques sont avancées par les scientifiques pour justifier l’apparition de ce trouble : le facteur génétique et le facteur auto-immun. 

Le facteur génétique  

Les recherches menées par les scientifiques dans l’optique d’identifier les déclencheurs ont révélées la présence d’un gène spécifique contribuant à la régulation du fonctionnement du système immunitaire nommé “HLA-DQB1*06:02” chez plus de 90% des patients atteints de la forme la plus sévère de narcolepsie, en l’occurrence la NT1, contre seulement 20-30% chez le reste de la population. 

Toutefois, la présence de ce gène seul ne suffit pas à expliquer le déclenchement de la maladie. En effet, la présence de ce gène est semble t-il un facteur de risque et non un facteur déclenchant. 

Le facteur auto-immune

La narcolepsie de type 1 abrégée NT1 est selon toute vraisemblance liée à une réaction auto-immune. En effet, le système immunitaire attaque par erreur les cellules qui produisent l’hypocrétine, une molécule essentielle au maintien de l’éveil. 

Cette destruction entraîne une perte irréversible de ces neurones dans l’hypothalamus. Enfin, le manque d’hypocrétine provoque alors les symptômes caractéristiques  

Quels sont les symptômes de la narcolepsie ? 

  1. Somnolence excessive diurne : besoin incontrôlable de dormir en journée, malgré un sommeil nocturne suffisant.
  2. Cataplexie : perte brutale du tonus musculaire déclenchée par des émotions (concerne exclusivement les personnes atteintes d’une narcolepsie de type 1).
  3. La paralysie du sommeil : incapacité totale pour le sujet de bouger ou de parler pendant l’épisode paraplégique durant entre quelques secondes et plusieurs minutes et provoquant une sensation d'oppression et un stress aigu susceptible de laisser des séquelles psychologiques à la victime. 

➡️Pour en savoir plus, consultez notre article : Paralysie du sommeil : causes, symptômes et traitement !

  1. Hallucinations hypnagogiques/hypnopompiques : rêves intenses et souvent effrayants à la transition veille-sommeil.
  2. Sommeil nocturne perturbé : réveils fréquents, sommeil fragmenté et non réparateur.

Quelles sont les conséquences de la narcolepsie ? 

Les répercussions de la narcolepsie dans la vie courante sont multiples et soulignent l’importance de ne pas procrastiner à agir pour modérer les effets de ce trouble sur votre vie quotidienne une fois le diagnostic posé par un professionnel de santé compétent.  

  • L’impact professionnel et académique : difficultés de concentration, baisse de productivité, absences imprévues.
  • Les risques accrus d'accidents : conséquence directe des endormissements soudains, notamment en conduisant ou en manipulant des machines, produits chimiques…
  • L’isolement social : un entourage peu compréhensif à l’égard des gênes occasionnées par les symptômes vous rend plus vulnérable aux risques d’enfermement social susceptible de peser lourd sur votre moral à long terme. 
  • Les troubles émotionnels : stress, anxiété voire dépression dans les cas les plus extrêmes découlant de l’influence de la maladie sur votre vie quotidienne.
  • Les problèmes de santé associés : déséquilibres hormonaux, prise de poids, troubles métaboliques.

Quelles sont les solutions pour vivre normalement malgré la maladie ? 

D’abord, un suivi médical adapté doit être envisagé, impliquant le recours à une solution médicamenteuse comme la prise de stimulants, de modafinil ou d’oxybate de sodium pour réguler la somnolence et la cataplexie. 

La mise en place d’un rituel de sieste en milieu de journée peut également vous aider à retrouver une vie normale, en rechargeant vos batteries d’énergies diminuées par votre matinée de travail par exemple. 

➡️Pour en savoir plus, consultez notre article : Tout ce qu’il faut savoir sur les siestes réparatrices !

Par ailleurs, l'adoption d’une bonne hygiène de sommeil peut favoriser la régulation des crises de somnolence en journée en vous offrant une récupération optimale. Nous vous recommandons de vous fixer des horaires de coucher et de lever fixes et de viser un nombre de cycles de sommeil constant pour un sommeil comprenant entre 4 et 6 cycles par nuit. La consommation de substances stimulantes comme le café et l’exposition aux écrans dans les 2 heures qui précèdent le coucher est également à bannir puisqu’ils sont tous deux reconnus coupables d’inhiber la production de mélatonine, une hormone nécessaire à l’endormissement. 

Solliciter auprès de votre employeur un aménagement de votre temps de travail. Des horaires de travail flexibles seront davantage compatibles avec les contraintes liées à votre maladie, en l’occurrence la nécessité d’effectuer des pauses régulières pour permettre à votre corps de ne pas succomber à la fatigue. 

Enfin, un soutien psychologique peut vous être d’une grande aide, surtout si la narcolepsie affecte votre moral. Des thérapies spécialisées ou des groupes de parole existent pour alléger le poids de la maladie qui pèse sur vos épaules.

Comment choisir un matelas adapté à la narcolepsie ? Les critères à considérer !

Nous vous recommandons de vous équiper d’un matelas de qualité vous fournissant un soutien adapté afin de favoriser un sommeil réparateur malgré les réveils fréquents inhérents à votre pathologie qui viennent fatalement occasionner quelques perturbations. 

Par ailleurs, le matelas compatible avec les besoins liés à la narcolepsie doit être confortable sans être pour autant mou, afin de garantir le maintien de l’alignement de votre colonne vertébrale et de prévenir l’apparition des maux de dos. Un matelas disposant d’une bonne ventilation pour éviter la surchauffe pendant la nuit et l’accumulation d’humidité découlant de votre transpiration est à privilégier. 

Enfin, préférez les modèles en mémoire de forme ou hybride pour bénéficier d’un équilibre entre confort et maintien, les 2 conditions sine qua none pour dormir sur vos 2 oreilles sans risquer d’être réveillé pour un motif étranger à votre condition. 

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